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    Création Nono59

    BIENVENUE DANS MON UNIVERS

    JE VOUS SOUHAITE

    DE PASSER DE TRÈS 

    BONS MOMENTS EN MA COMPAGNIE 

    MARCELLE

     

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  • un compagnon sur mesure

     

    Chez Maya

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     Un compagnon sur mesure!
    Don Clark
     

    Un petit garçon vit une affiche. « Jeunes chiens à vendre. »

    Combien vendez-vous ces jeunes chiens? demanda-t-il au commerçant.

    Le marchand répondit: «Entre 30 et 50 dollars.»

    Le petit garçon fouilla dans ses poches et en tira de la petite monnaie.

    «J'ai deux dollars trente-sept, dit-il. Est-ce que je peux les regarder s'il vous plaît?»

    Le commerçant sourit et siffla.

    Du chenil ils virent sortir Lady, qui accourut vers eux en passant par le couloir du magasin, suivie de cinq petites boules de poils.

    Un des jeunes chiens traînait derrière à une bonne distance.

    Aussitôt qu'il le vit, le petit garçon montra du doigt le petit chien qui boitait derrière les autres: «Qu'est-ce qu'il a celui-là?»

    Le commerçant lui expliqua que le vétérinaire avait examiné le petit chien et avait découvert une malformation de la hanche.

    Il boiterait toujours, il serait même infirme.

    Le petit garçon devint tout excité. «C'est ce petit chien-là que je veux acheter.»

    «Non, dit le commerçant, tu ne veux pas acheter ce chien, mais si tu le veux vraiment, alors je vais te le donner.»

    Le petit garçon devint plutôt irrité.

    Il regarda le commerçant droit dans les yeux et dit: «Je ne veux pas que vous me le donniez.
    Ce petit chien vaut aussi cher que les autres et je le paierai plein prix, en fait, je vais vous donner 2,37$ maintenant et 50¢ par mois jusqu'à ce qu'il soit bien à moi.»

    Le commerçant répliqua: «Tu ne veux pas vraiment acheter ce petit chien.
    Il ne sera jamais capable de courir, sauter et jouer avec toi comme les autres chiens.»

    Sur ce, le petit garçon se pencha, retroussa son pantalon et découvrit une jambe gauche affreusement tordue, soutenue par un appareil orthopédique.

    Il regarda le commerçant et dit doucement: «Eh bien, je ne cours pas très bien moi-même, et ce petit chien aura besoin de quelqu'un qui puisse le comprendre!»


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  • bon mois de mai

    bon mois de mai


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  • Je me rappelle l'époque où, avant d'être une tasse, je n'étais qu'une boule d'argile.
     

    Un jour, mon maître s'empara de moi
    puis se mit à me frapper de ses mains, à me modeler. 
    Cela me faisait mal et je le suppliai d'arrêter mais i l se contenta de me sourire en disant :

    " PAS ENCORE ! "


    J'avais si mal au coeur que je croyais que ma fin était venue.
    Heureusement, il finit par me sortir de là !
    Puis il me plaça sur un tour de potier et me fit tourner, tourner...

    Je ne comprenais pas pourquoi il voulait me faire passer par le feu.
    Alors, je hurlai, je le suppliai d'arrêter, de me faire sortir.
    À travers la porte vitrée, je distinguais encore son visage,
    et je le vis me sourire et hocher la tête, en disant :

    " PAS ENCORE ! "

    Puis soudain, me saisissant, le maître se mit à
    me poncer et à me brosser.  Il prit un pinceau et me
    badigeonna de toutes sortes de couleurs.  Les vapeurs étaient
    si fortes que je cru m'évanouir.
    Je l'implorais d'arrêter, mais avec le même sourire, i l me dit à nouveau :

    " PAS ENCORE ! "

    C'est alors qu'il me plaça dans un autre four,
    deux fois plus chaud que le premier.

    Cette fois, j'allais suffoquer, j'en était sure.
    En larmes, je le suppliai, mais, une fois de plus,
    i l se contenta de me sourire en disant :

    " PAS ENCORE ! "

    À ce moment-là, la porte s'ouvrit toute grande
    et le maître annonça :

    " MAINTENANT ! "

    Il me prit sans ses mains et me déposa sur une étagère.
    Ensuite, il me tendit un miroir en me disant de me regarder.
    Je n'en croyais pas mes yeux.

    Je m'écriai :  " Oh, quelle magnifique tasse ! "


    Alors le maître expliqua :

    " Je voudrais que tu comprennes.
    Quand je te frappais et que je te modelais,
    je savais que cela te faisait mal.
    Je savais que le tour te donnait des vertiges.

    Mais si je ne m'étais pas occupé de toi, tu te serais desséchée,
    et tu serais restée à tout jamais une simple boule d'argile.
    Ta personnalité n'aurait pas pu s'épanouir. "

    " Je savais que le premier four était brûlant, mais si je ne t'y avais
    pas mise, tu te serais effritée. "

    " Je savais que tu étais incommodée par le ponçage et la peinture,
    mais si je t'avais épargnée, ta vie serait restée sans couleurs. "

     

    t le second four, oh ! Je savais bien qu'il te serait presque
    insupportable !  Mais vois-tu, si je ne t'y avais pas placée,
    tu n'aurais pas été capable de résister aux pressions de la vie. "

    " Ta force n'aurait pas suffi, et tu n'aurais pas survécu longtemps. "

    " Tu vois, alors même que tout te semblait si difficile,
    j e prenais soin de toi.  Je savais ce que tu allais devenir.
    Dès le premier instant, j'entrevoyais déjà le produit fini ! 


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